La Comtesse de Ségur
La Comtesse de Ségur
 
 

 
 
 

Sa vie

Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur (née Sofia Fedorovna Rostoptchina) nait le 1er août 1799 à Saint-Pétersbourg en Russie.

D'une famille d'origine mongole, son père, le comte Fédor Rostoptchine (1763-1826), fut ministre des Affaires étrangères de Paul Ier. En 1812 il est gouverneur de Moscou lors de l'entrée de la Grande Armée et aurait organisé le grand incendie qui obligea Napoléon à une retraite désastreuse...

Malgré la réussite de ce plan, ceux qui ont perdu leurs manoirs l'obligent à s'exiler et la famille arrive enfin en France en 1817. C'est là que Sophie rencontre Eugène de Ségur (arrière petit-fils du maréchal de Ségur et fils de l'aide de camp de Napoléon) qu'elle épouse le 14 juillet 1819.

Son mari volage, désargenté et désoeuvré jusqu'en 1830 où il sera nommé pair de France, ne vient lui rendre visite dans son château des Nouettes, près de L'Aigle dans l'Orne, que pour lui faire huit enfants. On raconte qu'il l'avait surnommée « la mère Gigogne ».

Parlant cinq langues depuis l'âge de six ans, Sophie Rostopchine a souvent présenté un comportement hystérique avec crises de nerfs et longues périodes d'aphasie, l'obligeant à correspondre avec son entourage à l'aide de sa célèbre ardoise. Elle est enterrée à Pluneret dans le Morbihan.

La comtesse de Ségur écrit son premier livre à cinquante-huit ans.

Elle aurait commencé à se consacrer à la littérature pour enfants quand elle a écrit les contes qu'elle racontait à ses petits-enfants. Ces textes furent regroupés pour former "Les nouveaux contes de fées". Lors d'une réception, elle lut quelques passages à Louis Veuillot pour calmer une atmosphère devenue tendue. Ce dernier réussira à faire publier l'oeuvre chez Hachette.
 

Romans

Les romans de la comtesse de Ségur furent publiés entre 1857 et 1872 dans la Bibliothèque rose illustrée chez Hachette.

Même si le thème récurrent des châtiments corporels (Un bon petit diable, le Général Dourakine, les Malheurs de Sophie…) qui fait peut-être en partie écho à sa propre enfance malheureuse avec sa mère Catherine Protassov - a souvent été présenté comme l'aspect de cette oeuvre à avoir le moins bien vieilli, il s'agit en réalité bien plus d'une rupture avec les modèles de la littérature enfantine de l'époque avec une rédemption d'autant plus exemplaire que le réalisme de la représentation a été sans complaisance.

Plusieurs autres thèmes ou faits peuvent sembler désuets par rapport à la vie des Français d'aujourd'hui : par exemple, le vouvoiement des parents, le rôle des domestiques, et les traitements médicaux tels que l'usage abusif de sangsues, des saignées, des cataplasmes « saupoudrés de camphre » (Les Petites Filles modèles), l'eau de gomme fraîche, l'eau salée contre la rage, et ainsi de suite. Mais c'est peut-être ce réalisme dans la représentation du quotidien et de ses détails qui valut à la comtesse de Ségur d'être appelée le "Balzac des enfants".

 

 

 

 

 

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