La Comtesse de Ségur

 
 
 
Les petites filles modèles
page 3

 

II. La promenade, l'accident.

Un jour, Madeleine peignait sa poupée; Camille lui présentait les peignes, rangeait les robes, les souliers, changeait de place les lits de poupée, transportait les armoires, les commodes, les chaises, les tables. Elle voulait, disait-elle, faire leur déménagement: car ces dames (les poupées) avaient changé de maison.

MADELEINE. — Je t'assure, Camille, que les poupées étaient mieux logées dans leur ancienne maison; il y avait bien plus de place pour leurs meubles.

CAMILLE. — Oui, c'est vrai, Madeleine; mais elles étaient ennuyées de leur vieille maison. Elles trouvent d'ailleurs qu'ayant une plus petite chambre elles y auront plus chaud.

MADELEINE. — Oh! quant à cela, elles se trompent bien, car elles sont près de la porte, qui leur donnera du vent, et leurs lits sont tout contre la fenêtre, qui ne leur donnera pas de chaleur non plus.

CAMILLE. — Eh bien! quand elles auront demeuré quelque temps dans cette nouvelle maison, nous tâcherons de leur en trouver une plus commode. Du reste, cela ne te contrarie pas, Madeleine?

MADELEINE. — Oh! pas du tout, Camille, surtout si cela te fait plaisir.»

Camille, ayant achevé le déménagement des poupées, proposa à Madeleine, qui avait fini de son côté de les coiffer et de les habiller, d'aller chercher leur bonne pour faire une longue promenade. Madeleine y consentit avec plaisir; elles appelèrent donc Élisa.

«Ma bonne, lui dit Camille, voulez-vous venir promener avec nous?

 

 

 

 

 

 

 

Infos Site  |  Infos Légales  |  Crédits  |  Confidentialité
Contactez-nous  |  Ajouter aux favoris
© 2010-2017 La Comtesse De Ségur - Tous droits réservés