La Comtesse de Ségur

 
 
 
Les vacances
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Camille apporta quatre vases bien lavés, bien essuyés et pleins d'eau.

Les quatre petites se mirent à l'ouvrage avec une telle activité, qu'un quart d'heure après les vases étaient pleins de fleurs gracieusement arrangées; les dahlias étaient entremêlés de branches de réséda. Elles en portèrent deux dans la chambre destinée à leurs cousins Léon et Jean de Rugès, et deux dans la chambre du petit cousin Jacques de Traypi.

CAMILLE, _regardant de tous côtés. — _Je crois que tout est fini maintenant; je ne vois plus rien à faire.

MADELEINE. — Jacques sera enchanté de sa chambre; elle est charmante!

SOPHIE. — La collection d'images que nous avons mise sur la table va l'amuser beaucoup.

MARGUERITE. — Je vais voir s'ils arrivent!

CAMILLE. — Oui, va, nous te suivons.

Marguerite partit en courant, et, avant que ses amies eussent pu la rejoindre, elle reparut haletante et criant:

«Les voilà! les voilà! les voitures ont passé la barrière et elles entrent dans le bois.»

Camille, Madeleine et Sophie se précipitèrent vers le perron, où elles trouvèrent leurs mamans; elles auraient bien voulu courir au-devant de leurs cousins, mais les mamans les en empêchèrent.

Quelques instants après, les voitures s'arrêtaient devant le perron aux cris de joie des enfants. M. et Mme de Rugès et leurs deux fils, Léon et Jean, descendirent de la première; M. et Mme de Traypi et leur petit Jacques descendirent de la seconde. Pendant quelques instants, ce fut un tumulte, un bruit, des exclamations à étourdir.

 

 

 

 

 

 

 

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